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Les
pièges à éviter
Coté CAF
La CAF donne une indemnisation en cas de congé
parental si la famille est constituée d'au moins 2 enfants A
CHARGE, c’est à dire des enfants de moins de 20 ans rattachés
fiscalement au foyer des parents et sous réserve d'une activité
professionnelle du parent réduisant son activité dans les 5 ou
10 années (selon le nombre d'enfants à charge) qui précèdent la
demande. Cette indemnisation est versée à partir du 2ème mois
ayant des jours de congé parental.
exemple :
- Vous êtes en congé parental le 30 juin, vous toucherez
début août l'indemnisation pour le mois de juillet. En
effet, le mois de juin comportant 1 jour en congé parental,
c'est lui le 1er mois de congé parental.
- Vous êtes en congé parental le 1er juillet, vous
toucherez début septembre la 1ère indemnisation au titre du
mois août, car le mois de juillet est le 1er mois avec un
jour en congé parental.
On retrouve là le même système que celui des allocations
logement et du mois de carence de la CAF...
Pour se faire, utilisez vos jours de congés payés restant
afin de faire la jointure entre le congé maternité et le début
du congé parental (notamment dans le cas d'un temps partiel...)
Vous avez un statut particulier (intermittent, assistante
maternelle, pigiste, vacataire...). La CAF a essayé de vous
interdire l'accès de l'APE à taux partiel, mais elle a perdu au
tribunal !
pour en savoir plus...
Ce jugement a d'ailleurs été confirmé par le jugement du
26/11/2001
Attention si vous êtes cadres, la CAF voit d'un
mauvais oeil les forfaits jour/heure avec le passage au 35h...
une directive inquiétante du ministère des affaires sociales
a été émise en avril 2001. la CFE-CGC essayait de
regroupé les personnes ayant eu des soucis pour obtenir l'APE
afin de former un recours commun comme cela a été le cas pour
les Ass Mat.
Depuis le 1er juillet 2003, le droit à l'APE à taux partiel
est confirmé par un décrêt pour tout le monde : ass mat, cadre
au forfait... mais ce n'est pas rétroactif !
pour en savoir plus...
Coté avenant de votre contrat de
travail
Les congés payés
que vous avez à écouler avant le 31 mai (ceux qui
vous restent avant votre départ en congé de maternité) doivent
être pris avant votre congé parental si celui-ci se termine
après le 31 mai sinon ils sont perdus (Cour
de cassation, chambre sociale, N° 123 du 28/01/2004). le
même problème se retrouve à votre retour de congé parental à
temps complet (dans le cas d'une cessation d'activité)
Exemple :
- Vous êtes dans l'entreprise depuis plus d'un an, vous
avez donc acquis 5 semaines (ou 30 jours ouvrables de congés
payés) le 1er juin 2000 à prendre avant le 31 mai 2001.
Entre le 1er juin 2000 et le début du congé maternité vous
avez pris 2 semaines de congés payés. Il vous reste donc 3
semaines de congés payés. Vous avez décidé de cesser votre
emploi pendant un congé parental de 6 mois du 1er avril (fin
du congé maternité) au 30 septembre. Il se terminera donc
après le 31 mai 2001... Si vous ne voulez pas perdre vos
jours de congés (et l'indemnités qui va avec), vous devrez
demander à prendre d'abord vos congés payés restant
(les 3 semaines), du 1er avril au 21 avril puis votre congé
parental débutera (et l'indemnité CAF si vous y avez droit
commencera à partir du mois de mai, versé début juin).
Attention, dans ce cas, le congé parental NE SUIT PAS le
congé maternité, votre préavis est donc de 2 MOIS. N'oubliez
pas de préciser dans votre lettre de demande de CPE votre
volonté de solder vos congés en cours à prendre avant le 31
mai entre votre congé maternité et votre congé parental
Quand vous reprendrez le travail au 1er octobre, vous
retrouverez les droits à congé payés que vous avez acquis
avant votre congé maternité ( ceux que vous auriez acquis le
1er juin qui suit votre congé maternité, dans notre exemple
le 1er juin 2001). Dans notre cas, vous avez travaillé du
1er juin 2000 au 21 avril 2001 soit 11 mois x 2,5 = 27,5
arrondi à 28 jours ouvrables (votre congé parental vous a
fait perdre 2 jours ouvrables pour les congés payés à
prendre entre le 1er juin 2001 et le 31 mai 2002.
Pour les congés à prendre entre le 1er juin 2002, et le 31
mai 2003, comme vous n'avez pas travaillé entre le 1er juin
2001 et le 30 septembre 2001, mais seulement entre le 1er
octobre 2001 et le 31 mai 2002, vous n'avez droit qu'à 8x2,5
= 20 jours ouvrables (vous en avez donc perdu 10 jours de
congés).
Pour compléter vos congés et atteindre les 5 semaines, vous
pouvez négocier et demander à bénéficier de congés
sans solde (donc non rémunérés)
- Dans le cas d'un congé parental de 2 ans, avec les même
dates de maternité que l'exemple précédent, il aurait débuté
le 22 avril 2001. Si vous le faites terminer le 22 avril
2003, vous allez avoir un problème, vous aller récupérer les
28 jours ouvrables de congés payés que vous avez acquis au
1er juin 2001 à ce moment là.. et vous êtes censé les
prendre avant le 31 mai 2003... C'est à dire en très peu de
temps.. ce qui revient à prendre vos congés payés à la suite
de votre CPE.
Ensuite, entre le 1er juin 2002 et le 31 mai 2003, vous avez
travaillé (ou êtes en congé payé) 1 mois et demi (moins de 8
semaines), donc vous avez acquis... uniquement 2,5 jours
ouvrables (arrondi à 3 jours ouvrables de congé ! autant
dire RIEN !!
Une astuce consiste à demander à ce que son
congé parental se termine à la place du 22 avril 2003, le
1er juin 2003, cela n'est pas toujours possible, tout dépend
de vos renouvellements, de la durée de vos congés parentaux
successifs... Ainsi vous retrouver vos 28 jours ouvrables
acquis avant le congé parental au 1er juin 2003.. à prendre
avant le 31 mai 2004.. voilà qui est plus raisonnable...
Evidemment, si votre patron est disposé à négocier, vous
pouvez aussi reporter vos congé payés d'une année sur
l'autre (avant le congé parental par exemple pour après...
ou reporter les congés payés acquis plus tard...) mais quand
la négociation est difficile... autant essayer de limiter la
casse...
Si vous êtes cadre,
il faut négocier dans l'avenant de votre contrat de travail
comment cette réduction du temps de travail va affecter vos
jours de RTT, et notamment, comment cela vas se traduire si ses
jours de RTT sont imposés par l'entreprise (fermeture) : devrez
vous prendre des jours de congés payés ?
Autre point, vous pouvez être amené à faire des
heures complémentaires (pas plus de 10% de votre temps
partiel, donc si vous avez un 28h, on ne peut vous demander que
2,8 h/semaines). Ces heures complémentaires ne sont pas majorées
(contrairement au heures supplémentaires) A vous de négocier
dans votre avenant la récupération de ces heures afin de ne pas
travailler plus que les 80% et alors perdre vos allocations CAF.
En effet, la CAF peut vous demander de fournir vos bulletins de
salaire avant et après passage en congé parental afin de
vérifier la validité de votre passage à temps partiel.
Les règles
du travail à temps partiel
Attention
aussi à ce que contient
l'avenant que vous allez signer...
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Congé de maternité et travail
à temps partiel
C'est une précision très
intéressante en matière de congé parental d’éducation à
temps partiel que vient de nous apporter la chambre
sociale de la cour de cassation.
Vous le savez certainement le
père ou la mère peut, après la naissance ou l’adoption
d’un enfant, demander à travailler à temps partiel. Il
s’agit en fait de réduire son temps de travail pour
mieux se consacrer à son enfant jusqu’à ses trois ans.
La réduction s’effectue au choix du salarié, avec un
minimum d’un cinquième.
Mais à l’issue d’un conflit extrêmement intéressant, qui
nous vient de la région de Toulouse, la cour de
cassation a jugé que l’employeur fixe en toute
liberté les horaires de travail.
C’est à dire en pratique que le salarié détermine
l’ampleur de la réduction du temps de travail qu’il
souhaite, au titre du congé parental, mais qu’il doit
ensuite se plier à la volonté de l’employeur pour la
répartition des heures effectuées dans la semaine.
La portée de cet arrêt est très importante. Il signifie
tout simplement qu’en demandant à réduire ses horaires
le salarié ne doit pas tabler sur un emploi du temps
idéal pour lui. Il peut demander à finir sa journée à 16
heures ou bien à ne pas travailler le vendredi par
exemple, mais il ne peut pas l’imposer.
Le pouvoir de direction de l’employeur prime en cas de
désaccord, dans l’intérêt de l’entreprise. Ce qui bien
sûr est à double tranchant puisque ça peut aussi devenir
un moyen de pression pour décourager le salarié. Sauf
bien sûr à prouver un abus de droit.
Cet arrêt, premier du genre, est cependant un acquis
pour les entreprises, tant il est vrai que la
multiplication des congés des salariés se transforme en
casse tête de gestion.
REFERENCES UTILES Cass. (soc.) 04/06/02 N-00.42.262
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